Pourquoi les oreilles se bouchent-elles en avion ?
L'avion commence sa descente. Quelques minutes plus tard, une oreille se bouche. Les voix deviennent étouffées, vous avalez votre salive, bâillez volontairement et attendez ce petit « pop » qui remet soudain tout en place. Le phénomène est si courant qu'on finit par le considérer comme une bizarrerie normale du voyage en avion. Pourtant, ce qui se joue à ce moment-là est un véritable petit exercice de pression de chaque côté de votre tympan.

La réponse en bref
Les oreilles se bouchent en avion parce que la pression de l'air dans la cabine change pendant la montée et surtout la descente. La pression située dans l'oreille moyenne doit alors s'équilibrer avec celle de l'extérieur grâce à la trompe d'Eustache, un petit conduit reliant l'oreille au fond du nez et de la gorge. Si cet équilibrage ne se fait pas assez vite, le tympan se déforme légèrement : on ressent une oreille pleine, une baisse temporaire de l'audition ou parfois une douleur.
En bref
- 1La pression de l'air change dans la cabine pendant la montée et la descente.
- 2La trompe d'Eustache permet normalement d'équilibrer la pression de chaque côté du tympan.
- 3Si l'équilibrage est trop lent, l'oreille paraît bouchée et l'audition peut devenir momentanément étouffée.
- 4Le problème est souvent plus marqué pendant la descente avant l'atterrissage.
- 5Déglutir, bâiller ou mâcher un chewing-gum peut faciliter l'ouverture de la trompe d'Eustache.
- 6Un rhume, une sinusite, une allergie ou une otite peuvent rendre l'équilibrage plus difficile.
- 7Une douleur très intense, un saignement, des vertiges importants ou une baisse d'audition persistante nécessitent un avis médical.
Que se passe-t-il exactement dans l'oreille quand l'avion monte ou descend ?
Pour comprendre cette sensation, il faut regarder de chaque côté du tympan.
Le tympan est une membrane très fine qui sépare le conduit auditif externe de l'oreille moyenne.
Pour qu'il fonctionne normalement, la pression doit être suffisamment équilibrée entre :
- l'air situé à l'extérieur du tympan ;
- l'air présent dans l'oreille moyenne.
Lorsque l'avion change rapidement d'altitude, la pression dans la cabine évolue.
La pression dans votre oreille moyenne, elle, ne change pas forcément exactement au même rythme.
Pendant quelques instants, une différence peut donc apparaître de part et d'autre du tympan.
C'est cette différence qui crée cette sensation si particulière d'oreille pleine ou bouchée.
À quoi sert la trompe d'Eustache ?
C'est elle qui permet normalement de résoudre le problème.
La trompe d'Eustache est un petit conduit reliant l'oreille moyenne à la partie arrière du nez et de la gorge.
Elle reste généralement fermée une grande partie du temps, mais peut s'ouvrir lorsque nous :
- avalons ;
- bâillons ;
- mastiquons ;
- effectuons certains mouvements de la mâchoire.
Lorsqu'elle s'ouvre, de l'air peut circuler entre l'oreille moyenne et le pharynx.
La pression peut alors s'équilibrer.
Pourquoi entend-on parfois un petit « pop » ?
Parce que la pression vient justement de se rééquilibrer.
Vous avalez votre salive, la trompe d'Eustache s'ouvre et l'air circule brusquement.
Le tympan retrouve une position plus normale.
La sensation de bouchon disparaît alors parfois presque instantanément, accompagnée d'un petit claquement ou d'une impression d'ouverture dans l'oreille.
Pourquoi entend-on moins bien quand l'oreille est bouchée ?
Parce que le tympan et l'oreille moyenne ne fonctionnent plus exactement dans leurs conditions habituelles.
Lorsque la différence de pression tend le tympan vers l'intérieur ou vers l'extérieur, ses mouvements peuvent devenir moins efficaces.
Les sons peuvent alors sembler :
- plus sourds ;
- étouffés ;
- lointains ;
- comme si vous aviez de l'eau dans l'oreille.
Une fois la pression équilibrée, l'audition redevient généralement normale.
Pourquoi les oreilles font-elles souvent plus mal à l'atterrissage ?
C'est effectivement pendant la descente que beaucoup de voyageurs ressentent le plus de gêne.
Lorsque l'avion descend, la pression de l'air dans la cabine augmente progressivement.
L'oreille moyenne doit alors laisser entrer suffisamment d'air pour suivre cette évolution.
Or cette compensation peut être plus difficile que celle nécessaire pendant la montée.
C'est pourquoi la sensation d'oreille bouchée ou la douleur apparaît très souvent dans les dernières dizaines de minutes avant l'atterrissage.
Pourquoi le décollage peut-il aussi boucher les oreilles ?
Parce que la pression change également pendant la montée.
Dans ce cas, la pression extérieure diminue et l'air présent dans l'oreille moyenne doit pouvoir s'échapper.
Chez certaines personnes, cette phase suffit déjà à provoquer une sensation d'oreille pleine.
Mais beaucoup de voyageurs trouvent la descente plus inconfortable.
Pourquoi avaler sa salive débouche-t-il les oreilles ?
Parce que la déglutition favorise l'ouverture de la trompe d'Eustache.
À chaque fois que vous avalez, plusieurs muscles situés autour de la gorge et du palais travaillent.
Ce mouvement peut ouvrir brièvement la trompe et permettre à l'air de circuler.
C'est pour cette raison que l'un des gestes les plus simples pendant une descente consiste à avaler régulièrement.
Pourquoi le chewing-gum aide-t-il ?
Le chewing-gum n'agit pas directement sur la pression.
Il vous fait simplement :
- mastiquer ;
- produire davantage de salive ;
- déglutir plus fréquemment.
Toutes ces actions favorisent l'ouverture régulière de la trompe d'Eustache.
Un bonbon à sucer ou quelques gorgées d'eau peuvent fonctionner selon le même principe.
Pourquoi bâiller débouche-t-il les oreilles ?
Là encore, le bâillement mobilise les muscles qui contribuent à ouvrir la trompe d'Eustache.
Vous n'avez d'ailleurs pas besoin d'attendre un véritable bâillement de fatigue.
Simuler volontairement un grand bâillement peut parfois suffire.
Essayez d'ouvrir largement la mâchoire comme si vous vouliez bâiller.
Vous pouvez parfois sentir immédiatement l'une ou les deux oreilles se débloquer.
Qu'est-ce que la manœuvre de Valsalva ?
C'est une technique permettant d'aider à équilibrer la pression lorsque déglutir ou bâiller ne suffit pas.
Elle consiste à :
- fermer la bouche ;
- pincer le nez ;
- essayer ensuite de souffler doucement par le nez sans laisser l'air sortir.
La légère augmentation de pression peut aider à faire passer de l'air dans les trompes d'Eustache.
Faut-il souffler très fort ?
Non.
L'objectif n'est absolument pas de créer la plus forte pression possible.
La manœuvre doit être réalisée doucement.
Forcer excessivement n'apporte pas davantage de bénéfice et peut être inconfortable.
Si une douleur importante apparaît, arrêtez.
Pourquoi les oreilles se bouchent-elles davantage quand on est enrhumé ?
Parce qu'un rhume peut rendre les trompes d'Eustache moins faciles à ouvrir.
Lors d'une infection des voies respiratoires supérieures, les muqueuses du nez et de la gorge peuvent être gonflées et congestionnées.
L'air circule alors moins facilement entre le pharynx et l'oreille moyenne.
Le même problème peut apparaître avec :
- une sinusite ;
- une rhinite allergique ;
- une otite ;
- une forte congestion nasale.
Le risque de douleur ou de barotraumatisme devient alors plus important.
Peut-on prendre l'avion avec un rhume ?
Un simple rhume ne rend pas systématiquement un voyage en avion impossible.
Mais si votre nez est très bouché ou si vous souffrez d'une infection ORL importante, l'équilibrage de pression peut être nettement plus difficile.
L'Assurance Maladie recommande de demander conseil à son médecin lorsqu'on doit prendre l'avion avec une infection ORL.
En cas de sinusite ou de rhinopharyngite aiguë, il peut être préférable, lorsque cela est possible, de reporter le vol jusqu'à amélioration.
Peut-on prendre l'avion avec une otite ?
Cela mérite davantage de prudence.
Une otite peut perturber le fonctionnement normal de l'oreille moyenne et rendre les changements de pression particulièrement douloureux.
L'Assurance Maladie recommande notamment d'éviter les voyages en avion pendant la phase aiguë d'une otite chez l'enfant.
Chez l'adulte aussi, un avis médical est pertinent lorsqu'une infection de l'oreille est en cours et qu'un vol est prévu.
Pourquoi les enfants ont-ils souvent mal aux oreilles en avion ?
Les jeunes enfants peuvent être particulièrement sensibles aux variations de pression.
Leur trompe d'Eustache est plus étroite et son fonctionnement diffère encore de celui d'un adulte.
Ils ne savent pas non plus forcément :
- identifier ce qui leur arrive ;
- bâiller volontairement ;
- effectuer une manœuvre d'équilibrage ;
- expliquer précisément la douleur.
Cela explique pourquoi un bébé peut se mettre soudainement à pleurer pendant la descente alors qu'il était calme pendant tout le vol.
Comment aider un bébé pendant l'atterrissage ?
Le principe consiste à favoriser la déglutition.
L'American Academy of Pediatrics conseille notamment de proposer au bébé :
- le sein ;
- un biberon ;
- ou une tétine.
La succion entraîne des déglutitions répétées, ce qui peut aider les trompes d'Eustache à s'ouvrir.
Et pour un enfant plus grand ?
Selon son âge, on peut lui proposer :
- de boire régulièrement ;
- d'avaler sa salive ;
- de bâiller ;
- ou de mâcher un chewing-gum s'il est suffisamment grand pour le faire sans risque.
L'objectif est toujours le même : provoquer régulièrement l'ouverture de la trompe d'Eustache.
Pourquoi vaut-il mieux rester éveillé pendant la descente ?
Parce que lorsqu'on dort, on déglutit généralement moins fréquemment et on ne pense évidemment pas à bâiller volontairement.
La pression peut donc se déséquilibrer davantage avant que vous ne vous réveilliez.
La Mayo Clinic cite d'ailleurs le sommeil pendant la montée ou la descente parmi les facteurs pouvant augmenter le risque d'oreille barotraumatique.
Si vous êtes particulièrement sensible, mieux vaut donc éviter de dormir pendant les dernières minutes avant l'atterrissage.
Les bouchons d'oreilles spéciaux pour avion sont-ils utiles ?
Certains bouchons dits « filtrants » sont conçus pour ralentir les variations de pression ressenties dans le conduit auditif.
Ils peuvent améliorer le confort de certaines personnes.
Ils ne remplacent toutefois pas les mécanismes naturels d'équilibrage.
Même avec ces bouchons, il reste utile de :
- déglutir ;
- bâiller ;
- mastiquer.
Leur efficacité ressentie peut également varier d'une personne à l'autre.
Un casque antibruit empêche-t-il les oreilles de se boucher ?
Non.
Un casque à réduction de bruit agit principalement sur les sons que vous entendez.
Il ne contrôle pas la pression de l'air dans votre oreille moyenne.
Vous pouvez donc profiter d'un vol beaucoup plus silencieux tout en ressentant exactement la même sensation d'oreilles bouchées pendant la descente.
Est-ce du cérumen qui bouche l'oreille en avion ?
Généralement non.
La sensation typique survenant au décollage ou à l'atterrissage est liée à la pression, pas à l'apparition soudaine d'un bouchon de cérumen.
Le cérumen se trouve dans le conduit auditif externe.
Le problème de pression en avion concerne principalement l'oreille moyenne située derrière le tympan.
Les deux situations peuvent donner une sensation d'oreille pleine, mais elles n'ont pas le même mécanisme.
Pourquoi l'oreille reste-t-elle parfois bouchée après l'atterrissage ?
Parce que l'équilibrage peut prendre un peu de temps.
Après le vol, la trompe d'Eustache peut progressivement finir par s'ouvrir et rétablir une pression normale.
La gêne peut donc persister un moment après avoir quitté l'avion.
Dans la majorité des situations légères, elle finit par disparaître.
Combien de temps est-il normal de rester gêné ?
Une légère sensation de pression peut persister quelque temps après le vol.
En revanche, une douleur importante ou une baisse d'audition qui ne s'améliore pas mérite davantage d'attention.
La Mayo Clinic recommande notamment de consulter lorsque la sensation d'oreille pleine ou la baisse auditive persiste plusieurs jours ou en présence de symptômes sévères.
Qu'est-ce qu'un barotraumatisme de l'oreille ?
C'est une atteinte provoquée par une différence de pression trop importante entre l'extérieur et l'oreille moyenne.
Dans sa forme légère, le phénomène peut simplement provoquer :
- une gêne ;
- une sensation de pression ;
- une oreille bouchée ;
- une audition momentanément diminuée.
Lorsque la différence de pression devient plus importante, une véritable douleur peut apparaître.
Dans les cas plus sévères, le tympan peut être lésé et, plus rarement, perforé.
Quels signes doivent alerter après un vol ?
Demandez un avis médical notamment en cas de :
- douleur intense ou qui persiste ;
- baisse importante de l'audition ;
- saignement ou écoulement par l'oreille ;
- vertiges importants ;
- acouphènes persistants ;
- sensation d'oreille bouchée qui ne s'améliore pas après plusieurs jours.
Ces symptômes ne correspondent plus simplement au petit « pop » banal de l'atterrissage.
Faut-il mettre des gouttes dans les oreilles avant l'avion ?
Pas pour résoudre le problème classique de pression.
Les gouttes auriculaires sont placées dans le conduit auditif externe.
Or le problème d'équilibrage se situe derrière le tympan, au niveau de l'oreille moyenne et de la trompe d'Eustache.
Elles ne constituent donc pas une solution générale pour empêcher les oreilles de se boucher pendant un vol.
Et en présence d'un problème de tympan, des gouttes ne doivent pas être utilisées sans avis médical.
Faut-il prendre un décongestionnant avant de prendre l'avion ?
Certaines recommandations médicales évoquent l'utilisation de traitements décongestionnants dans des situations particulières de congestion nasale.
Mais ces médicaments ne conviennent pas à tout le monde et peuvent présenter des contre-indications ou des effets indésirables.
Ils ne doivent donc pas être utilisés automatiquement à chaque voyage en avion.
Si vous souffrez régulièrement de douleurs importantes en vol ou si vous devez voyager alors que vous êtes fortement enrhumé, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.
Chez les jeunes enfants, les décongestionnants ne sont pas recommandés pour prévenir l'oreille barotraumatique.
Le tableau des bons réflexes en avion
| Situation | Ce que vous pouvez faire |
|---|---|
| Début de la descente | Commencer à avaler régulièrement |
| Oreille légèrement bouchée | Bâiller, boire, mâcher ou avaler |
| Pression qui ne s'équilibre pas | Essayer doucement la manœuvre de Valsalva |
| Bébé | Favoriser la succion et la déglutition pendant la montée et la descente |
| Rhume ou sinusite importante | Demander conseil à un professionnel de santé avant le vol |
| Otite aiguë | Éviter si possible le voyage et demander un avis médical |
| Douleur intense ou baisse auditive persistante après le vol | Consulter |
Le chiffre à retenir
2 pressions
La sensation d'oreille bouchée apparaît lorsque la pression de l'air dans l'oreille moyenne n'est momentanément plus équilibrée avec celle située de l'autre côté du tympan.
Dans la vraie vie : vos oreilles se bouchent vingt minutes avant l'atterrissage
Le commandant annonce le début de la descente.
Vous continuez votre film.
Dix minutes plus tard, l'oreille droite commence à se boucher.
Puis c'est au tour de la gauche.
Les dialogues du film deviennent soudain beaucoup plus sourds.
N'attendez pas forcément que la douleur apparaisse.
Prenez quelques gorgées d'eau.
Avalez volontairement plusieurs fois.
Faites bouger votre mâchoire et essayez de bâiller.
Une oreille fait « pop » et se libère.
La seconde résiste encore.
Vous pouvez alors essayer doucement de pincer votre nez, fermer la bouche et souffler très légèrement contre le nez bouché.
Quelques secondes plus tard, la pression se rééquilibre.
Le son redevient normal.
Au prochain vol, vous savez désormais qu'il vaut mieux commencer à déglutir dès le début de la descente plutôt que d'attendre que vos oreilles vous rappellent le fonctionnement de la trompe d'Eustache.
Comment éviter d'avoir mal aux oreilles au prochain vol ?
Les gestes les plus simples sont souvent les plus utiles.
- restez éveillé pendant le décollage et surtout la descente si vous êtes sensible ;
- commencez à avaler régulièrement avant que les oreilles ne deviennent douloureuses ;
- buvez quelques gorgées d'eau ;
- mâchez un chewing-gum si cela vous convient ;
- bâillez volontairement ;
- si nécessaire, utilisez doucement une manœuvre d'équilibrage ;
- si vous êtes fortement enrhumé ou souffrez d'une infection ORL, demandez conseil avant de voyager.
L'essentiel est de permettre à la pression de s'équilibrer progressivement au fur et à mesure que l'avion change d'altitude.
En résumé
Si vos oreilles se bouchent en avion, ce n'est généralement ni du cérumen ni un problème mystérieux lié au vol.
C'est une question de pression.
Pendant la montée et la descente, la pression dans la cabine évolue plus rapidement que celle présente dans votre oreille moyenne.
La trompe d'Eustache doit alors s'ouvrir pour laisser circuler de l'air et rétablir l'équilibre de chaque côté du tympan.
Déglutir, bâiller, boire ou mâcher facilite justement cette ouverture.
Le phénomène est généralement bénin et disparaît lorsque la pression se rééquilibre.
Un rhume, une sinusite, une allergie ou une otite peuvent toutefois compliquer le processus et rendre la descente beaucoup plus douloureuse.
Retenez surtout ce réflexe : n'attendez pas que vos oreilles soient complètement bouchées. Commencez à déglutir dès que l'avion entame sa descente.
Et si une douleur intense, un écoulement, des vertiges ou une baisse d'audition persistent après le vol, mieux vaut demander un avis médical.
Sources
- Manuels MSD — Barotraumatisme de l'oreilleManuels MSD
- Mayo Clinic — Airplane ear : symptoms and causesMayo Clinic
- Assurance Maladie — Perte de l'audition : quand consulter et que faire ?Assurance Maladie
- Assurance Maladie — Comment protéger l'audition de son enfant ?Assurance Maladie
- American Academy of Pediatrics — Flying With BabyAmerican Academy of Pediatrics
Auteur
Spécialiste Voyage & transports — Bonne Question
Bagages, retards, billets, indemnisations, passeport et location de voiture : il précise vos droits et les bons réflexes avant le départ, en citant la réglementation européenne et les conditions officielles des transporteurs.
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